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Du désespoir à la Vie : l’histoire de Cynthia

Par Cynthia, jeune Camerounaise visitée par Enguerran, animateur socio-éducatif

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Cynthia, jeune camerounaise de 18 ans, est atteinte d’une grave maladie. Défigurée, elle subit le rejet de son entourage et sombre dans le désespoir, jusqu’à maudire Dieu.

Mais Dieu ne l’a pas abandonnée.

L’histoire de Cynthia, c’est l’histoire d’un chemin de croix, irradié de miséricorde et d’espérance.

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Un long chemin de croix

Bonjour, je m’appelle Ndié Cynthia. Je suis issue d’une famille nombreuse aux moyens limités.
Cela fait neuf ans que je suis malade. Dès l’apparition des premiers symptômes – le visage bouffi, la dépigmentation de la peau à certaines parties de mon corps, l’épuisement au moindre mouvement – a commencé un long périple d’hôpital en hôpital, de médecin en médecin. Ma santé n’a cessé de se dégrader.
Il y a de cela exactement quatre mois, nous avons eu un vrai diagnostic. Je souffre de sclérodermie.

Une vie bouleversée

Avant que je ne tombe malade, j’avais des amis, j’allais à l’église, je participais à plusieurs groupes de la paroisse.

Mais la maladie a tout changé. Au tout début, elle ne se remarquait pas et je continuais à vivre ma vie le plus normalement possible. J’ai même reçu le sacrement du baptême cette même année. Je croyais dur comme fer que ce n’était que passager, puisque j’étais l’enfant de Dieu.

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L’épreuve du rejet

Cependant, au fil du temps, mon état physique se dégradait. Mes amis se sont éloignés, le regard des autres a commencé à changer et les remarques désobligeantes ont commencé à fuser de toutes parts. Par exemple un jour une jeune fille a refusé de s’asseoir près de moi disant que je risquais de la contaminer. Ou encore, une femme dans un taxi m’a dit : « tu ne sais pas que lorsqu’on est malade on reste à la maison, tu donnes envie de vomir ».
Des remarques de ce genre j’en ai eu des milliers. Instinctivement, pour me protéger, j’ai décidé de ne sortir que si cela était nécessaire, je n’allais plus qu’à l’école ou à l’hôpital.

“J’ai maudit Dieu”

Après l’obtention de mon baccalauréat, il y a deux ans, j’ai dû arrêter mes études à contrecoeur à cause de ma santé qui s’était réellement dégradée. Ce fut le début d’un tourment psychologique sans fin, car pour moi l’école était mon échappatoire, le lieu où l’on ne me jugeait pas pour mon physique, mais pour mes capacités intellectuelles. Un lieu où je pouvais apporter un peu de fierté à ma famille, à la place des soucis que je leur causais. Plus le temps s’écoulait, plus j’avais l’impression d’être un fardeau pour ma famille.

Cette souffrance m’a poussée à jeter l’éponge, à perdre espoir. J’étais devenue une morte-vivante : morte à l’intérieur, je me suis mise à me haïr. J’ai honte de l’avouer aujourd’hui, mais j’ai maudit Dieu. Je l’ai même détesté, j’ai cessé de croire en Dieu. Je ne croyais plus en rien.

De la mort à la vie

Malgré mon désespoir je n’avais de cesse de lui demander un signe, un tout petit qui me montrerait qu’il m’écoute, parce que j’avais l’impression qu’il était sourd et aveugle face à mes souffrances.

Et Dieu a répondu à mes multiples prières de la façon la plus belle possible pour moi. Il a envoyé vers moi deux de ses serviteurs : Enguerran, volontaire Fidesco, et la soeur Marie-Thérèse, qui sont pour moi deux vrais anges. Au fil de leurs visites, je vais de mieux en mieux, émotionnellement et moralement, et même au niveau de ma foi en Dieu.

Ce signe est pour moi la preuve que peu importe les péchés qu’on a commis, peu importe à quoi on ressemble, Dieu nous aime tous pareil et son amour pour nous n’a pas de limite. Cela me remplit le coeur de joie.

Je suis en voie de guérison.

Merci Seigneur de tout mon coeur.
Merci à Enguerran et à soeur Marie-Thérèse.
Cynthia

Ecris ta belle histoire avec nous !