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Heureux, vous les pauvres

Conséquence de la pandémie conjuguée aux conflits et changements climatiques, le taux mondial d’extrême pauvreté a augmenté depuis 2020 dans toutes les régions, en particulier en Afrique subsaharienne et dans la région Amérique latine et Caraïbes. Ces personnes vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. La perte d’emploi a d’abord touché les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les personnes sans diplôme. Les partenaires locaux de Fidesco qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion l’ont compris depuis des décennies. Leurs actions sont sources d’espérance et de “résurrection” pour les bénéficiaires. Nos volontaires en sont les témoins chaque jour. Aperçus de vie, d’espoir et de joie sur le terrain.

Mission SALVADOR [Brésil]
Raphaël et Hélène, coordinateurs de projets sociaux

Notre quartier fait partie de la ville basse, la plus populaire. Environ 35 000 personnes y habitent sur… 1 km². La grande pauvreté (matérielle, éducative et sociale) y engendre trafic de drogue, malnutrition, déscolarisation, violences domestiques et prostitution. Nos missions s’inscrivent dans le cadre de la paroisse qui coordonne différentes activités : soupe populaire, soutien aux mamans adolescentes, accompagnements scolaires et formations professionnelles. Nous avons été appelés, Raphaël, pour aider au soutien scolaire et développer les projets (dont un potager pédagogique) et, Hélène, pour coordonner le centre de formation professionnel à destination des mamans. Les femmes luttent pour subvenir aux besoins de leur famille : elles élèvent, souvent seules, leurs enfants. Le centre est réellement un refuge, un lieu de paix, où elles peuvent songer à leur avenir et retrouver une dignité par les compétences acquises qui leur permettent de trouver un travail. Ma collègue brésilienne, Evani, les réconforte et leur rappelle que chacune est une merveille aux yeux de Dieu. Pour son anniversaire,
elle a commandé un énorme gâteau, puis elle est allée dans la rue pour inviter les plus pauvres à en profiter.

Mission PATTAYA [Thaïlande]
Pascale, professeur d’anglais et animatrice sociale

La Fontaine de Vie, lieu de ma mission, est un centre qui a pour vocation d’être un lieu d’accueil et de formation pour les femmes en  situation de détresse. Un tiers des femmes accueillies ont (ou ont eu) un lien avec la prostitution ; la majorité d’entre elles a subi ou subit encore des violences conjugales ou familiales, ou bien a été victime d’abus. Certaines travaillent dans des gogo bars et d’autres se prostituent occasionnellement pour arrondir les fins de mois. Le centre, dirigé par Soeur Piyachat, religieuse de la congrégation du Bon Pasteur, propose des formations professionnalisantes et gratuites à toutes ces femmes pour les encourager, leur donner les moyens de choisir une autre voie et avoir ainsi une vie meilleure. Au-delà de leur formation, il s’agit avant tout de leur rendre confiance en elles et le sentiment de leur dignité,
de prioriser la qualité de la relation avec elles en développant les échanges interpersonnels. J’ignorais tout de leur histoire en arrivant. Ne pas connaître leur situation aide à ne pas juger et invite au respect, comme le recommande le pape François : « Le cœur de chaque jeune doit être considéré comme une terre sacrée ».

Mission CAPE TOWN [Afrique du Sud]
François et Clotilde, éducateurs

Avec la fin de l’apartheid, les grandes villes ont reçu des vagues migratoires importantes. C’est ainsi que Cape Town est passé en 25 ans de 2,4 à 4,7 millions d’habitants. La ville, très occidentalisée, comprend beaucoup de townships (bidonvilles) où se concentre l’immigration avec ses problématiques de logement, d’éducation, d’absence de travail et d’insécurité. C’est là que s’est implantée l’école salésienne, ou Salesian Institute Youth Project, pour y accueillir les jeunes défavorisés dans un environnement propice à les faire grandir, leur apporter un savoir-être, une formation professionnelle. Father Pat’ nous a dit à notre arrivée : « Passez du temps avec les jeunes, apprenez à les aimer, à aimer ce qu’ils aiment, et alors vous pourrez les aider ! » Sans cela, on ne peut rien construire. En partageant leur quotidien, nous avons remarqué que beaucoup d’entre eux souffrent d’un mauvais état de santé (addictions et méconnaissance alimentaire), d’où l’importance de leur donner des bases éducatives qui pourront être transmises petit à petit, à leur entourage, par ricochet. “Tout par amour, rien par force”, c’est notre thème pour l’année. Ce n’est clairement pas si facile, mais nous percevons dans cette orientation ce qu’il y a de vrai et de juste pour qu’émerge le bon, déjà présent dans ces jeunes.

Mission FIANARANTSOA [Madagascar]
Francisque et Anaïg, coordinateur et professeur de français

Dans la province de Fianarantsoa, 75% de la population vit avec moins de 1,9 dollar par jour. Notre partenaire a notamment pour mission de créer des foyers pour différents publics, dont les enfants victimes de violences intrafamiliales. Notre premier foyer a ouvert pour des mineurs sortis de prison. Pour la petite histoire, ce sont eux qui ont trouvé la maison. Ils passaient chaque jour devant pour aller à leur centre de formation, ils ont vu la pancarte « à louer » et ont demandé au propriétaire de bien vouloir la louer à notre ONG jusqu’à ce qu’il accepte. Ils sont sept à y habiter avec la famille. Plus qu’un foyer, c’est un centre de formation les soirs de semaine, grâce à l’appui d’un éducateur de Don Bosco qui remet les jeunes à niveau en mathématiques et en physique. Et les mercredis et samedis, ce sont des étudiants qui aident en malgache, français et culture générale. C’est aussi une bibliothèque, le samedi matin, pour les enfants, ou encore une gargote pour les habitants du quartier depuis que nous avons confié la gestion du petit restaurant à la femme d’un détenu. Les revenus qu’elle en tire lui permettent de vivre à Fianarantsoa avec ses enfants, d’améliorer le quotidien de son mari et de retrouver un sens à sa vie. Des demandes inattendues nous touchent. Ainsi, le juge nous a appelés pour nous parler d’une orpheline de 16 ans, déscolarisée et abandonnée : elle avait quitté son village, marché de nombreux kilomètres jusqu’au commissariat de Fianarantsoa pour y demander de l’aide. Le soir même, Marinah nous était confiée. Notre foyer est devenu sa famille. Elle avait écrit dans son cahier d’école : « J’ai arrêté mes études en classe de 5e mais si quelqu’un viendra à mon secours, je les reprendrai ». Nous nous sommes démenés pour l’inscrire dans une école proche et elle a pu reprendre la classe comme elle l’avait écrit.

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