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Volontariat de réciprocité : la deuxième promotion est formée !

Arrivés courant septembre, quatre nouveaux volontaires de réciprocité se sont retrouvés à Montmartre du 28 au 30 septembre, chez les bénédictines, pour une session de formation et d'envoi en mission. D'origine béninoise, camerounaise, ivoirienne et rwandaise, la nouvelle promotion de volontaires sud-nord s'apprête à vivre une année auprès des plus pauvres, au service de diverses associations : Lazare, Aux Captifs la Libération, Simon de Cyrène, Le Rocher et l'APA.

Pendant ces trois jours, ils ont été formés pour vivre l’aventure de la rencontre avec les plus pauvres en France. Quelle est l’histoire de la France ? Quelles sont les coutumes et traditions ? Quelles sont les marqueurs culturels français ? Comment gérer un budget en France ? Comment vivre en communauté en France ? Voici une liste non exhaustive des sujets abordés ensemble pour mieux appréhender cette année. Cette formation a été approfondie sur l’expérience d’une première année prometteuse pour la suite.

Une première année riche qui confirme une intuition missionnaire nouvelle.

En 2019, nous avions l’esquisse du projet. En 2020, après un an et demi de travail préparatoire, nous concrétisons notre intuition : investir le volontariat de réciprocité avec de nouvelles missions du Sud vers le Nord. Ce changement de paradigme vient révolutionner les logiques et les habitudes en cours dans le monde du développement et de la solidarité internationale.

Du Rwanda à la France, Aimé et Laura sont les premiers volontaires à s’aventurer sur le chemin que nous avons creusé, éclairci et construit. Arrivés en septembre 2020 pour une année de mission au service des plus pauvres, ils témoignent tous deux des grâces qu’ils ont reçues.

« Au départ, j’avais peur de me lancer dans l’inconnu et d’être confronté à cette violence intérieure enfouie dans le cœur des sans-abris. Je n’osais pas, mais surtout je ne savais pas comment m’y prendre pour les aider. Rapidement, j’ai compris qu’il ne fallait pas être quelqu’un d’incroyable pour faire le bien : il faut juste dire oui, accueillir l’autre en le respectant. Il ne faut pas avoir peur, mais s’abandonner aux autres : c’est en passant du temps avec les autres qu’on forme une relation. S’arrêter à l’apparence, c’est se tromper : il faut essayer de s’ouvrir à la beauté cachée qui se trouve dans chacun des individus.» nous partage ainsi Aimé dans un rapport de mission.

Il réside dans une collocation solidaire de l’Association pour l’Amitié (APA) et s’investit dans un accueil de jour des personnes de la rue au sein de l’association Aux captifs la libération.

Une richesse pour les associations partenaires.

Vincent, son responsable d’antenne, sait qu’il peut compter sur Aimé :

« Aimé est un jeune qui apporte beaucoup d’aide au sein de notre association ; solide et serein, c’est quelqu’un naturellement tourné vers l’autre, avec un esprit ouvert. C’est une réelle chance d’avoir parmi nous une culture riche et différente. De plus, il est impliqué une année entière, le temps d’être totalement immergé et dévoué à notre cause ! »

Ouarda, responsable d’appartement chez Simon de Cyrène, mesure la grande richesse de l’arrivée de Laura dans son équipe :

« Ces personnes provenant des pays du Sud ont ancré en elles l’aspect du vivre ensemble, essentiel pour la vie en association. Ils ont vraiment la volonté d’être là, à l’écoute et disponibles. C’est le cas de Laura, que nous accueillons une année entière, le temps de s’épanouir et de semer des fruits au cœur de notre association, à l’inverse des autres volontaires engagés pour 6 mois. Elle dit les choses d’une manière bienveillante et avec diplomatie. Tout est simple avec elle. Laura est un élément moteur dans l’équipe ; paisible et souriante, c’est une perle ! »

Pourquoi lancer la mission Sud- Nord ?

« La mission au loin est la réponse à un appel de l’Église qui concerne des personnes de toutes origines. Elle n’est pas un privilège occidental. Comme les autres, les volontaires du Sud quittent leur pays et leurs habitudes pour servir. Ils partent à la rencontre d’une autre culture, à la rencontre de frères en souffrance ; car si les pays du Sud ont des pauvretés, les pays du Nord en ont aussi. La mise en œuvre du volontariat de réciprocité est portée par l’urgence de construire une culture de la rencontre ! » explique Emeric Clair, directeur de Fidesco.

Une belle année pleine d’espérance s’ouvre donc pour cette nouvelle promotion de jeunes volontaires africains et les associations françaises auprès desquelles ils œuvrent !

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